journal herbier d’or 20-21 juin

juin 26, 2009

terrain d’expériences… libres et improvisées

Dans le jardinophone, chacun se saisit des objets détournés et invente à son tour de nouvelles façons de les utiliser. Les arrosoirs boites à rythme dans lesquels les graines rebondissent joyeusement deviennent une section de trompettes…

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Les gens s’amusent quelque soit leur âge, moment d’échange et de partage…

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Les « instruments » bizarres (« aussi beau que la nature »même si « peut-être juste pas très bien accordés! ») décomplexe ceux qui n’ont jamais fait de musique et stimule les musiciens.
L’occasion de jouer un concerto de harparrosoir ou au Guitarrosoir héros!
guitharpe-fillette arrosoir-heros

Week-end atelier contrebassines

… à cheval sur les bidons, debout sur les pots, en talon aiguille…
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contrebassine-accroupie contrebasine-groupefamille contrebassine-papa&bebe
en solo ou en famille…

et toujours des surprises dans la clairière des impros

• initiation aux danses et aux rythmes des origines par Viviana Verdugo et Dousty Dos Santos, avec arcs rythmiques, sonnailles, agogos, bruit de la mer, chasse aux oiseaux…
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• Abbi Patrix, le conteur de la clairière, sort des trésors de sa brouette et des syllabes des têtes des spectateurs pour nous faire voyager sous la racine, près de la cascade…
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rejoint par Emmanuel Bex qui se prête au rituel de l’improvisation à partir des mots laissés sur les feuilles d’arbres… avant d’aller jouer sur la grande scène.

article en cours
(ce petit  journal collectif week-end par week-end est le fruit des contributions des uns et des autres… et se construit petit à petit…)

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journal herbier d’or 13-14 juin

juin 23, 2009

delta-foule1406Avec une météo au diapason de la thématique du week-end, l’Afrique a été chaleureusement fêtée par plus de 20 000 visiteurs.

A chacun sa façon d’écouter
pique-nique familial à l’ombre,
sieste au soleil…

concertpiqueniqueombre concertbaindesoleil

clairiere-Sam-Tshabalala

Sam tshabalala a donné le premier concert du week-end à 13h30 dans le cadre privilégié de la clairière des impros. Une autre façon d’écouter, à hauteur des artistes, commenté gaiement par un spectateur: « c’est génial, on se croirait dans un festival Womad », tandis qu’une famille ravie a « l’impression d’être invité à une garden-party! »

Sur la grande scène, Wasis Diop, élégant et presque régalien, allume la mèche, bien servi par l’accordéoniste Miguel Alejandro Barcelona qui contribue largement à faire le show, sous les yeux de son petit garçon qui l’encourage de la voix, en espagnol, tout au long du concert.

huchard… puis « l’African Tribute to Art Blakey » de Stéphane Huchard met le feu aux poudres. Un show intelligent, respectueux du vieux maître, sans jamais tomber dans le piège de la soumission, grâce à la présence BabaCissokosuperbement décalée de Thomas Guei (percussions) et de Baba Cissoko, qui provoque les réactions du public chaque fois qu’il fait parler son tama. A la clé, deux vrais rappels et trois ovations debout qui laissent le groupe au bord de l’épuisement.

Côté cour, une femme aura tournoyé sans  relâche pendant plus d’une heure et demie, filmée et photographiée de tous côtés par ceux que son énergie inépuisable amuse. Le temps du rappel, elle disparait dans la foule.

cheiksursceneLe dimanche, c’est au tour du gang de Cheick d’assurer le show. Deux heures dix d’un concert qui s’achève avec un public debout sous le Delta bondé, sans parler des abords, totalement congestionnés. Plus une place sur les pelouses voisines, même celles de l’entrée des artistes sont noires de monde.
A la fin du concert, une spectatrice s’approche du côté de la scène et apostrophe l’un des membres de l’équipe.
– Il faudrait un grand concert mandingue dans votre programmation tous les deux ans.
– Et pourquoi seulement tous les deux ans ?

et des découvertes toute la journée

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• danse improvisée avec Katherine Joséphau, les arbres, le ciel, les paysages sonores de Gaëlle Braouezec, le didgéridoo et la sanza de Philippe Perrier.

atelierflutepygmeBebey atelierflutepygme flutespygmepan
• flûte pygmée avec Patrick Bebey, jeu d’enfants… et de musiciens, souffle dans un tronçon de renouée, inspiration chantée, et ryhtme tapé avec la main sur le coeur! Petits et grands sont repartis avec une flûte pour s’entraîner.

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• contes improvisés comme chaque jour par Abbi Patrix et Linda Edsjö qui a délaissé son marimba dans la clairière pour accompagner les histoires en jouant et en faisant jouer les spectateurs sur les objets du jardinophone…

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• atelier de fabrication : flûte de pan, carillons…

et la vedette du jour (photo prise d’un téléphone et reçu par mail) :

ecureuil Le petit écureuil gourmand qui a chapardé toutes les noisettes du jardinophone – les noisettes qui dansaient leurs sarabandes joyeuses dans les arrosoirs, celles qui tournaient enfermées dans les cages à sons et celles qui ruisselaient dans les bambous.

Venez découvrir par quoi elles ont été remplacées…


journal/herbier d’or : 6-7 juin

juin 22, 2009

Dès 10h le jardinophone

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« Que du bonheur, mes enfants découvrent, s’éclatent et enfin s’intéressent…  » « j’ai aimé faire la musique avec les pots en terre, et faire le bruit de la mer… je vais venir encore et encore. « 

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« Merci, les vacances vont être riches en constructions. » « c’est rigolo la guitare et toute la famille s’amuse ! »
extraits de « l’herbier d’or du jardinophone »

de 11 h à 15 h : Intimité entre les artistes et le public

Début baptisé d’incertitude météorologique, de bonne humeur, d’expectative artistique, d’aventure a venir.
Dans la clairière des impros « le paysage sonore » joue avec la pluie qui tombe… improvisation  adaptée a l’air du temps !

danse+G.Orti• Fabienne Menjucq proposent des jeux de mouvements aux passants pour partager le plaisir de bouger en harmonie avec le paysage sonore et l’espace.
Guillaume Orti  vient prendre la mesure du lieu et les accompagne un moment.

Abbi+linda0706-2• Linda Edsjö installe son marimba, Abbi Patrix lance des mots…
« Ça sonne bien dans la clairière. »

Et voila le piadé qui surgit de la termitière, les percussions parlent, le récit chante, la tension monte, les sourires parcourent la clairière, l’ancêtre du marimba nait  de la première histoire…

Guillaume-Orti-enfants

• Puis Guillaume Orti offre un émouvant concert solo de 40 minutes suivi de bout en bout de très près par des petits mélomanes captivés, qui regardent le son sortir de son saxophone inspiré.

Fascinés par les instruments, s’ils avaient pu, ils auraient déjà plongé dans le marimba de Linda.

Guillaume Orti : « je trouve qu’il y a un esprit festival dans ce festival – ben quoi, c’est pas forcément automatique …/… et de l’écoute de haute qualité ! »

feuille-caresser-feuillePuis le rituel de l’impro de la clairière se met en place.
La fée du sureau apporte des feuilles d’arbres où le public a noté ce que les paysages sonores de Gaëlle Braouezec lui évoquent et les artistes présents s’en saisissent.

regle-impro0706Laurent  Blondiau (trompette d’Octurn) rejoint Abbi Patrix (récit), Linda Edsjö (marimba) et Guillaume Orti (sax d’Octurn), 4 feuilles, 4 phrases : inspiration !
L’impro commence, se construit, se déploie, et pour finir une feuille se pose au centre de la clairière… et tout le public vient tour à tour caresser la feuille. Joli moment.

Côté grande scène

_PH60029Robin VERHEYEN Quartette

Aprés qu’Abbi ait raconté à sa façon les origines de la musique pour mettre les auditeurs en oreille, ce jazzman flamand nous rappelle que l’origine du saxophone est belge.

Abbi Patrix : « J’adore ce moment ou je vois le visage étonné du public qui se demande ce qui lui arrive. C’est quoi cette histoire de singes, de tambour… »


_PH60092BRUSSELS JAZZ ORCHESTRA
dirigé par Maria SCHNEIDER

La grande et si délicate Maria donne un ballet de chef d’orchestre aussi émouvant à voir que sa musique à entendre. Elle n’oublie rien, pas le moindre contre-chant, la moindre levée. Elle vole et  sa musique coule de source. Un concert solaire qui transforme le Delta en une oasis magique, à l’écart du temps (dans toutes les acceptions du terme). Maria Schneider et le BJOQuel cadeau de l’avoir en ouverture de notre festival. On en ferait volontiers notre «marraine».
A l’entrée des artistes, une vingtaine de fans bravent les intempéries dans l’espoir d’obtenir un autographe de la chef d’orchestre qui prend le temps de s’exécuter, au risque de rater son avion.

Diederik WISSELS trio
Plus d’une heure d’une prestation magique, avec un rappel enthousiaste qui contraint à bousculer de quelques minutes l’horaire du concert suivant, mais le public ne voulait pas laisser repartir les musiciens.

OCTURN
De l’admiration… aux frissons. 30 premières minutes un peu austères, comme pour vérifier que l’assistance suit bien ! Premier test avec une proposition musicale qui exige beaucoup de l’auditeur. Quelques impatients dans le public se rappellent subitement qu’il fait froid et puis tout doucement la sauce qui prend avec tout le public, les équilibres et les distances parfaits… chaque note, chaque intervention essentielle à la construction, tous les sons incroyables. Zéro déchet, rien d’inutile, Octurn invente… « j’en reste coi comme un petit garçon devant une montagne. Je regarde mon voisin le plus proche dans le public, il est estomaqué, on choisit de ne rien dire. je me dis YYYYYYYYYYYYeeeeeessssss ! »

A la fin du concert d’Octurn, quatre spectateurs transis, serrés dans leur K-Way, repartent en direction de la sortie. Malgré la pluie, ils prennent le temps de s’arrêter : «On a adoré ! Soleil ou pas, on vient la semaine prochaine.»